Habitants du Fleuve de Wallonie

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 Article journal sur Habitants du Fleuve

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Yvon (Président)
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Messages : 110
Date d'inscription : 14/02/2016
Localisation : Namur

MessageSujet: Article journal sur Habitants du Fleuve   Ven 4 Nov - 14:59

ILS VIVENT DANS D’ANCIENNES PÉNICHES
[size=33]Souvent installées, à Namur, le long de la Meuse, ces anciennes péniches cachent bien leur jeu [/size]

[size=100]Le confort caché des [/size]
[size=100]bateaux-maisons [/size]
[size=67]À[/size]Namur, le long de la Meuse, plusieurs péniches ont été trans- formées en vraies habitations. Plus spacieuses qu’on peut le croire, elles offrent aussi tout le confort d’une mai- son. Mais cette vie sur l’eau ne va pas sans contrainte.
De l’extérieur, on ne les distingue pas tout de suite des péniches classiques des bateliers. Il faut re- garder de plus près, voir l’aména- gement d’une terrasse par exemple, pour comprendre qu’on n’est plus face à un outil de tra- vail, mais à un vrai logement. Des bateaux transformés en « mai- sons », il y en aurait entre 300 et 500 rien qu’en Wallonie. Ce sont souvent d’anciennes péniches, et à Namur, elles sont généralement basées le long de la Meuse.
C’est le cas du bateau d’Yvon. Il vit depuis 2013 dans une an- cienne péniche, qu’il a transfor- mée pendant deux ans. « Elle pou- vait transporter jusqu’à 350 tonnes de marchandises », explique Yvon. Aujourd’hui, la cale a été recon- vertie en deux chambres, une salle de bain et une pièce
« mixte ». L’autre moitié du ba- teau a, elle, été transformée en un grand living lumineux. À part la disposition des pièces, logique- ment tout en longueur, le bateau d’Yvon ne diffère pas foncière- ment d’une maison moderne au niveau du confort.
Son voisin de quai, lui, ne peut plus naviguer, ce qui lui permet de disposer de plus d’espace. Sa péniche, qui accueillait avant des karaokés, est d’ailleurs plus vaste que bien des habitations « de la terre ».
Mais qu’est-ce qui pousse à aban- donner « la terre » pour vivre sur l’eau ? « Très jeune, j’ai vécu quelques mois avec mon cousin plus âgé qui s’était construit un pe- tit voilier », se rappelle Yvon. « Ça m’a donné l’envie de vivre sur un bateau. À 22 ans, j’ai transformé une vieille coque en polyester en un petit bateau de plaisance. Puis, début des années nonante, je rêvais de m’installer sur un navire. Mais il afalluunpeudetempscariln’ya pas de prêt hypothécaire pour s’ins- taller sur l’eau... »
Yvon a finalement vécu sur sa première péniche entre 1994 et 2000. Divers soucis l’obligent à
s’en retirer avant de tomber sur une belle occasion, en 2011. De- puis 3 ans, il revit maintenant son rêve.
« UN CÔTÉ ROMANTIQUE »
Car pour lui, et pour les centaines d’autres Wallons concernés sans doute, vivre sur un fleuve est in- comparable. « On se sent un peu en dehors du monde. Mon bateau sait aussi encore naviguer, et cette possibilité de se déplacer, ça fait un peu aventure. Et puis, vivre sur l’eau, je trouve qu’il y a un côté ro- mantique. »
Mais ce plaisir ne va pas sans contrainte. Des contraintes admi- nistratives, d’abord. « Il faut par exemple être en ordre de classifica- tion de coque. Tous les 5 ans, on doit mettre notre bateau en cale sèche, le faire nettoyer et remettre une couche de protection. On doit aussi payer un expert, puis faire les réparations qu’il demande... Ça n’est pas gratuit ! »
Pour pouvoir naviguer, il faut également obtenir une certifica- tion communautaire. « Et, de fa- çon très pratique, on doit aussi pro- duire notre électricité nous-même ! Quelques bateaux sont raccordés à l’électricité et à l’eau, mais c’est rare. Certains ont installé des pan- neaux solaires, mais ce n’est jamais suffisant. On doit donc fonctionner avec un groupe électrogène... » Même chose pour l’eau : il faut ré- gulièrement remplir un gros ré- servoir.
Malgré ces contraintes, Yvon ne semble pas prêt à abandonner sa vie « f luviale ». Il semble toutefois que la Wallonie envisage de se doter d’un cadre légal autour des habitations sur l’eau. Et les habi- tants du f leuve craignent que ce cadre soit trop restrictif. « Par exemple, sur les eaux usées, on a peur de se voir imposer des me- sures impossibles à mettre en œuvre. »
Les résidents de bateau de Wallo- nie se réunissent donc, depuis plusieurs mois, au sein d’une as- sociation (voir par ailleurs). Une association qui cherche à dialo- guer avec les autorités. Pour que ce type d’habitation, pour que ce mode de vie, ne soit pas mis en péril. -
CHRISTOPHE HALBARDIER
Yvon a travaillé deux ans pour transformer une péniche en logement. © Denis Tombal Elle sert aussi de groupement d’achats
[size=40]Une association pour s’entraider [/size]

En février dernier, Yvon et d’autres résidents de bateaux ont créé une association : « ha- bitant du f leuve de Wallonie ». Comme son nom l’indique, elle tente de rassembler un maximum de gens dans la même situation. « On est déjà une soixantaine », assure Yvon. L’idée était d’abord de faire se rencontrer les résidents de ba- teaux. « Je me sentais frustré fi- nalement d’avoir si peu de contact avec les autres. En se réunissant, on peut aussi se ras- sembler, s’entraider... » L’association sert aussi de grou- pement d’achat. « On négocie ensemble des prix, pour le ma- zout, pour des achats de maté- riel... On négocie aussi pour avoir des prix au niveau des as- surances. »
Et l’association sert aussi à ren- seigner ses membres sur le cadre légal qui les concerne.
Les membres de l’association l’affichent fièrement sur leur bateau. © D.T.

Le dessus d’une péniche peut devenir une belle terrasse. © D.T.
Voire à dialoguer avec les auto- rités. « On aimerait faire prendre conscience aux responsables po- litiques de notre façon de vivre. Si on pouvait tous avoir accès à l’eau et l’électricité, comme on l’a fait pour les gens du voyage, ça nous aiderait bien ! Ça nous coûterait moins cher, et ça pol- luerait moins aussi... »
De façon plus anecdotique, l’association sert aussi de
base... à un doctorat en an- thropologie. Laurie, une cher- cheuse de l’UCL, est en effet la secrétaire de l’association, ce qui lui permet de vivre au plus près les situations qu’elle étu- die. Sa thèse porte sur l’habitat f luvial.
Un mode de vie qui inspire donc de plus en plus de monde, y compris dans le mi- lieu universitaire. -

Le voisin d’Yvon a transformé l’ancienne cabine du batelier en salon. © D.T.
En bas du navire, le voisin d’Yvon a aussi aménagé une vaste cuisine dans ce qui était la cale. © D.T. 
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